Une quarantaine de journalistes des Radio El Bahdja, Radio Coran et
Radio culturelle ont entamé, dimanche 7 mars, une grève de la faim
illimitée pour protester contre leur situation salariale.Auparavant, le 20 fevrier les journalistes avaient interpellé le conseil syndical de la radio sur leurs situation sans résultats. "Nous employés du centre Zabana (Radio El Bahdja, radio culture, radio Coran et radio Net), tenons par le présent rapport à vous faire part de notre situation socioprofessionnelle que nous jugeons intenable. Un nombre important des employés des radios qui se trouvent au centre Zabana ont un statut de cachetier, depuis des années. Un statut qui nous empêche de progresser sur le plan professionnel, à l’instar de nos collègues permanents" ont ils écrit .
Ils dénoncent un statut au cachet "qui ne nous permet pas non plus de bénéficier des mêmes droits que l’ensemble du personnel de la radio algérienne. A savoir la formation, le congé, les prêts bancaires, l’accès au logement, et en un mot notre statut est des plus précaire. Un statut que nous jugeons non conforme à la législation du travail et au nouveau code régissant les relations de travail au sein des entreprises de presse".
Ces journalistes travaillent au rythme de permanent avec une rémunération qui ne dépasse pas les 24000 DA par mois alors qu'ils ne sont même pas déclarés. Ils n'ont pas le droit au congé comme leurs confrères.
Les demandes de permanisation faites à la direction générale de l’Entreprise Nationale de Radiodiffusion Sonore (ENRS) n’ont reçu aucune réponse. La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA), qui est affiliée à l’UGTA, a appelé à un rassemblement lundi 8 mars devant le siège de Radio El Bahdja à Alger centre pour soutenir les grévistes.
